Bien fait pour notre pomme ! Les hommes toujours malades des animaux

Publié le 18 Mars 2016

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Bien fait pour notre pomme !

  

 

  

Les hommes toujours malades des animaux

(Le Monde, 11/07/12, 14h45, Catherine Vincent)

Les zoonoses, ces maladies infectieuses transmissibles de l'animal à l'homme, sont omniprésentes dans notre monde moderne. Et même lorsqu'elles ont presque cessé de nuire, elles continuent de mobiliser la recherche.


Menée à l'Institut Friedrich-Loeffler - le laboratoire allemand de référence en matière de santé animale - et publiée dans l'édition d'août de l'American Journal of Pathology, une étude révèle ainsi que l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou maladie de la vache folle, se propage dans le système nerveux autonome (SNA), bien avant d'être détectable dans le système nerveux central (SNC).
"Nos résultats indiquent clairement que les deux voies, celle du SNA et celle du SNC, sont impliquées dans la pathogenèse de l'ESB, et pas nécessairement en même temps", commente le professeur Martin H. Groschup, qui a dirigé ces travaux.


Maladie infectieuse due à un agent pathogène appelé "prion", l'EBS peut se transmettre à l'homme par voie alimentaire. La maladie de Creutzfeldt-Jakob que provoque cette transmission a fait plus de 200 morts, dont 25 en France. Après trois ans de répit, deux nouveaux cas de cette forme humaine de l'ESB viennent d'être signalés dans l'Hexagone - l'un en juin, l'autre le 9 juillet -, portant à 27 le total des cas répertoriés depuis 1996.
A la Cellule nationale de référence des maladies de Creutzfeld-Jacob, on indique cependant qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter : ces cas sont "des apparitions tardives" résultant d'une forte exposition à la maladie durant les années 1990.


Des infections mal comprises
L'épidémie d'ESB étant désormais maîtrisée, la découverte de l'Institut allemand aura probablement de faibles conséquences sur les stratégies mises en oeuvre contre cette maladie. Près d'un quart de siècle après l'apparition de la maladie de la vache folle, elle n'en vient pas moins rappeler combien l'émergence des infections animales reste mal comprise. Une lacune d'autant plus préoccupante que les zoonoses sont en pleine expansion.


Selon une étude internationale publiée jeudi 5 juillet par l'International Livestock Research Institute (ILRI), l'Institut de zoologie du Royaume-Uni et l'Ecole de santé publique de Hanoï (Vietnam), treize de ces zoonoses - parmi lesquelles la brucellose, la fièvre Q, la leishmaniose, la leptospirose ou l'hépatite E - rendent chaque année 2,4 milliards de personnes malades dans le monde et provoquent la mort de 2,2 millions d'entre elles.


La plupart de ces personnes vivent dans des pays à faible ou moyen revenu. "Des kystes causés par le ténia à la grippe aviaire, les zoonoses constituent une grave menace pour la santé humaine et animale, précise Delia Grace, épidémiologiste-vétérinaire à l'ILRI et principale signataire de ces travaux. Cibler les pays les plus durement touchés par ce phénomène est essentiel pour préserver la santé mondiale, ainsi que pour réduire la misère des éleveurs les plus pauvres."
Pour augmenter l'impact de leur étude sur les stratégies sanitaires à venir, les chercheurs ont établi un triste palmarès : la liste des 20 lieux de la planète où ces zoonoses sont les plus présentes. Les quatre pays qui arrivent en tête sont l'Inde, l'Ethiopie, la Tanzanie et le Nigeria. Par ailleurs, l'Europe occidentale - notamment le Royaume-Uni -, le Nord-Est américain, le Brésil et certaines zones de l'Asie du Sud constituent des régions privilégiées pour les zoonoses émergentes.


60 % des maladies infectieuses humaines

L'étude le confirme également : 60 % des maladies infectieuses humaines et 75 % des affections émergentes recensées dans le monde sont des zoonoses. Certaines sont dues aux animaux de compagnie, d'autres à la faune sauvage. Mais pour l'essentiel, elles proviennent des 24 milliards de volailles, cochons, boeufs, chèvres, brebis, moutons et chameaux de notre cheptel mondial.
Réduire l'inflation des animaux d'élevage ? Impensable. "Aujourd'hui, 2,5 milliards de personnes survivent dans le monde avec moins de 2 dollars [1,6 euro] par jour. En conséquence, beaucoup d'entre elles dépendent du bétail pour leur nourriture, leur revenu, la traction, le fumier ou d'autres services", rappellent les chercheurs.


D'autant que la demande mondiale des produits carnés et laitiers est en hausse, offrant aux éleveurs pauvres une opportunité qu'ils ne peuvent négliger.
" L'augmentation de la demande se poursuivra au cours des prochaines décennies, entraînée par la croissance démographique et celle des revenus, l'urbanisation et l'évolution des régimes alimentaires dans les économies émergentes", affirme Steve Staal, directeur général adjoint de la recherche à l'ILRI. Et de noter ce cruel paradoxe : alors qu'"un plus grand accès aux marchés mondiaux et régionaux de la viande pourrait aider des millions d'éleveurs à sortir de la grande pauvreté", les zoonoses constituent actuellement l'obstacle majeur à ce développement.


A titre d'exemple, la brucellose affecte environ un élevage sur huit dans les pays pauvres, et réduit la production de lait et de viande d'environ 8 %.


 

Savoir pourquoi, avec l'abject chantage des bouches à nourrir, le monde agricole est devenu l’ennemi public nº 1 de notre santé et de l’avenir de la planète, comment et pourquoi il représente désormais le premier agresseur de la biosphère, en lisant : L'AGROTERRORISME DANS NOS ASSIETTES (ou Paysans voyous...) :

http://www.amazon.fr/Agroterrorisme-dans-assiettes-Michel-Tarrier/dp/2360260391

 

 

La grande majorité des agriculteurs ne sont que des brutes, d’indignes marchands de bestiaux, des producteurs mafieux de fruits et légumes sans saveur et de plus en plus toxiques, de gros pollueurs des sols et des nappes phréatiques. Tout pacte éhonté avec le fric, le mal ou le crime doit être dénoncé avec vigueur. Si l’on ne peut accepter qu’un flic, qu’un chauffard ou qu’un médecin tuent, pourquoi faudrait-il s’apitoyer sur le sort de paysans collabos des multinationales malfaisantes de l’agrochimie ? Seul l’esprit de lucre préside à cette perte d’éthique et de conscience. Les paysans sont peut-être des kamikazes mais nous ne sommes pas leurs cobayes et le Vivant n’a pas à payer le prix de leurs outrages ! Les quelques rares paysans bien intentionnés ne pèsent rien dans le bilan globalement négatif d’une agriculture écologiquement tueuse et dépravée.

Rédigé par Michel TARRIER

Publié dans #Ecologie, #Agriculteurs, #Agro-terrorisme

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D.G COGNE 21/05/2013 20:13

l'avidité et la cupidité qui caractéisent ces hommes puissants qui dirigent ces holdings de l'agro-alimentaire les rendant aveugles à toutes compassions humaines et a toute vertus de l'Esprit.. spirituellement et existentiellement.mettent leurs âmes de conscience dans une perdition infernale dont ils vont dans de terribles désillusions connaîtrent que trop tardivement leurs erreurs...

clovis simard 06/11/2012 23:09


Voir Blog(fermaton.over-blog.com)No.23- THÉORÈME GOMERY. - La corruption au Canada.